Archives pour la catégorie Rendez-vous

La prière cathare de Jean Maury

montaillou.jpgLe Centre d’Études Cathares – René Nelli a le plaisir de vous convier à la conférence publique de René Soula « La prière cathare de Jean Maury », le mercredi 30 avril 2008 à 18h00, bibliothèque du CEC, 3e étage de la Maison des Mémoires, 53 rue de Verdun, Carcassonne. Entrée libre et gratuite.

On sait que le rite cathare privilégie l’Oraison, le Pater (Matth. VI-9) dont le rituel de Dublin donne une glose justifiant la pétition « panem nostrum supersustancialem da nobis hodie« . Il est cependant probable qu’en des occasions moins solennelles que celle de l’administration du consolamentum dans les familles ou dans les assemblées de simples croyants, on ait récité cette prière qui, comme bien des textes médiévaux, se présente comme un montage mal cousu de citations néotestamentaires, de topiques de la prédication, d’éléments de catéchèse, dont l’unité et l’harmonie résident dans la beauté de la langue. Avec une singulière concision, elle exprime les cinq points fondamentaux de la doctrine cathare : le dualisme, la perturbation, la chute et le mélange, la révélation, le salut. René Soula est né en Volvestre (Haute-Garonne), pays qu’il n’a jamais quitté. Il mène de pair une carrière d’exploitant agricole, de professeur de collège et de chercheur universitaire. L’occitan est sa langue première, il le parle, l’enseigne, l’écrit. Auteur de nouvelles, La pansiroja, 2 vol. (Prix Froment 2000 et Clabaugh-Thorton 2001), conférencier en oc et en français, il a été fait docteur en anthropologie historique pour sa thèse sur la mémoire du catharisme, Les cathares entre légende et Histoire. La mémoire de l’albigéisme du XIXe siècle à nos jours, publiée par l’IEO en 2004.

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L’appel du pape Innocent III à la Croisade

L’appel du pape Innocent III à la Croisade contre les Albigeois

croisadealb1.jpgLe Centre d’Études Cathares – René Nelli a le plaisir de vous convier à la conférence publique de Charles Peytavie L’appel du pape Innocent III à la Croisade contre les Albigeois (mars 1208), le mercredi 26 mars 2008 à 18h00, bibliothèque du CEC, 3e étage de la Maison des Mémoires, 53 rue de Verdun, Carcassonne. Entrée libre et gratuite.

Janvier 1208. Le légat du pape Innocent III, Pierre de Castelnau, est tué sur les bords du Rhône, près de Saint-Gilles. Le 10 mars 1208, le pape Innocent III adresse un appel solennel aux comtes et barons, fidèles et populations du royaume de France : « En avant ! Chevaliers du Christ ! En avant, courageuses recrues de l’armée chrétienne ! Que l’universel cri de douleur de la sainte Église vous entraîne. Qu’un zèle pieux vous enflamme pour venger une si grande offense faite à votre Dieu… On dit que depuis le meurtre de ce juste, l’Église de ce pays est sans consolateur, plongée dans la tristesse et l’affliction ; la foi a disparu, la paix est morte, la peste hérétique et la rage guerrière ont pris des forces nouvelles ; la barque de l’Église est exposée à un naufrage total… ». Ainsi débute l’appel du pape qui met en proie les terres du comte de Toulouse et lance la Croisade contre les Albigeois.

Avec cette conférence de Charles Peytavie, le Centre d’Études Cathares marque la célébration nationale consacrée à l’appel à la Croisade contre les Albigeois. Historien médiéviste, spécialiste de cette croisade, il reviendra en détail sur cette première guerre sainte organisée à l’intérieur de l’Occident chrétien, sur la réaction violente du pape à l’annonce de la mort de son légat et la rebuffade qu’il essuie de la part de Philippe Auguste refusant d’intervenir dans le Midi, les circonstances de l’intervention armée contre le comte de Toulouse et la levée, dans toute l’Europe, de la plus grande armée qui ait jamais été rassemblée sous la bannière du Christ.

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Rendez-vous du CEC – Février 2008

Les Églises cathares en Italie au début du XIIIe siècle. Le point sur la question

pierremartyr.jpgEn Italie les recherches sur le catharisme sont aujourd’hui d’une étonnante vitalité. Au cours d’une dernière conférence, nous avons vu le pape Innocent III s’alarmer dès le début de son pontificat, à partir de 1198, de la présence dans certaines cités italiennes et notamment dans les États pontificaux, des patarins, ces hérétiques qui, selon lui, se nommaient eux-mêmes « cathares ». Face au développement de leurs communautés, il avait proclamé l’hérésie crime de lèse-majesté. Contre la puissance pontificale et face à l’inertie de certaines cités, il s’était senti obligé d’intervenir contre eux en personne, par exemple à Viterbe en 1207. On ne peut pas comprendre l’aversion du pape Innocent III contre les hérétiques sans mesurer à quel point leur implantation en Italie était alors devenue un problème de taille pour l’unité de l’Église. À travers plusieurs exemples pris dans les publications les plus récentes parues sur le catharisme en Italie depuis une dizaine d’années, Charles Peytavie reviendra sur ce que l’on sait aujourd’hui de l’originalité des Églises cathares et comment, à partir du pontificat du pape Innocent III, s’est mise irrémédiablement en place la répression de cette dissidence chrétienne, dans la première moitié du XIIIe siècle, par le biais de l’Inquisition et de l’action des frères mineurs et prêcheurs.

Légende de l’iconographie : Le martyr de Pierre de Vérone. Ancien hérétique cathare, Pierre de Vérone devint frère dominicain et inquisiteur avant de périr sous les coups des partisans des dissidents qu’il persécutait en 1252 et ce qui lui valut sa canonisation par l’Eglise deux ans plus tard. Bnf, Paris, ms fr 277, f°135v°.

Conférence à la bibliothèque du Centre d’Études Cathares, 3e étage de la Maison des Mémoires à Carcassonne (ville basse) le Mercredi 27 février à 18 heures. Entrée libre et gratuite. Un verre de l’amitié sera servi après la conférence.

Journée de découverte du CEC – mars 2008

Montségur, village ariégeois – Journée de découverte du samedi 1er mars 2008

 

montsegur1.jpgNous vous invitons dès à présent à vous préinscrire, grâce au formulaire de contact, à notre prochaine journée de découverte qui sera la première de cette année.

Le programme

En matinée : visite commentée de l’exposition « Montségur, village ariégeois » aux Archives départementales de Foix par sa directrice, Claudine Pailhès, qui nous ouvre exceptionnellement les portes des Archives de l’Ariège un samedi.
Repas pris en commun (20 €) dans un restaurant gastronomique fuxéen (hôtel-restaurant Le XIX sur les bords de l’Ariège)
Dans l’après-midi : conférence de Michel Barrère, conservateur du patrimoine au Service régional de l’archéologie Midi Pyrénées, « Histoires et Archéologies du Château de Montségur » (salle prêtée par la Mairie de Foix), et visite de l’ancienne abbatiale Saint-Volusien de Foix, commentée par Claudine Pailhès.

Prix : gratuit pour les adhérents, sauf repas.
Pour les non-adhérents : 15 € pour la journée, plus repas.
Une confirmation d’inscription vous parviendra par courriel ou courrier avec les horaires et adresses précises (merci de laisser aussi vos coordonnées postales SVP).

montsegur3.jpg Pour ceux qui ne pourraient se joindre à nous ou qui voudraient préparer leur visite, le catalogue de l’exposition que nous visiterons est en vente chez nous par correspondance (utilisez également la zone de commentaire SVP). Il s’agit d’un beau livre de 300 pages très illustré et riche d’informations nouvelles. Nous en avions donné un rapide aperçu dans le n°5 d’Histoire du Catharisme.
Montségur, village ariégeois / collectif (A. Brenon, C. Pailhès, P.T. Cornède, M. Barrère). Conseil général de l’Ariège, Archives départementales, 2007.
Prix : pour les adhérents : 25,20€ plus 5€ de port soit 30.50 €

Pour les non-adhérents : 28€ plus 5€ de port soit 33€

 

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Rendez-vous du CEC – Janvier 2008

Le pape Innocent III face aux hérétiques, à la veille de la Croisade Albigeoise (1198-1208)

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Dès son élection en 1198, le pape Innocent III est confronté à l’hérésie
sous de multiples formes. Émanant de plusieurs évêques, des rapports signalent en de nombreuses cités de la Chrétienté occidentale (y compris dans les États pontificaux), la présence de prédicateurs isolés – ou de groupes déjà bien organisés – qui refusent l’organisation et l’autorité de l’Église ou bien qui – et c’est pire – profèrent en divers lieux des croyances complètement hérétiques.

Vaudois, Humiliati, patarins, Albigeois, c’est une hydre à plusieurs têtes que la papauté doit combattre en se dotant de tous les moyens mis à sa disposition par le droit canonique et les polémistes catholiques. Son appel formulé par la bulle Vergentis in senium du 25 mars 1199 est un coup de semonce à l’échelle de la Chrétienté. Pour la première fois, un pape définit l’hérésie comme un crime de lèse-majesté divine. Son intervention, comme vicaire de Dieu et au nom de la défense de la chrétienté latine, sera partout et désormais légitime (ci-contre, « Innocent III et ses légats », Grandes Chroniques de France, 1335).

De Metz à Viterbe, de La Charité-sur-Loire à Trévise et surtout dans le Midi de la France, sur les terres des comtes de Toulouse et des vicomtes Trencavel où ses légats Pierre de Castelnau, Raoul et Arnaud Amaury ont bien du mal à faire respecter ses volontés, Innocent III déploie des efforts sans précédents dans la lutte contre les dissidences et la défense de l’Église. Au point d’imaginer le recours à la Croisade, et ce avant même l’assassinat de son représentant dans le Midi, Pierre de Castelnau, le 14 janvier 1208. Charles Peytavie, historien et médiateur culturel du Centre d’Études Cathares – René Nelli, abordera ces moments lors d’une conférence, le mercredi 30 janvier à 18 heures, à la bibliothèque du CEC, 3e étage de la Maison des Mémoires, 53 rue de Verdun, Carcassonne (ville basse). Entrée libre et gratuite.

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Rendez-vous du CEC – décembre 2007

Des Cathares à la Cité !

…Où comment Carcassonne hésita entre Simon de Montfort et Trencavel, après la redécouverte au XIXe siècle de son passé lié à la Croisade albigeoise.

 

simonmontfort.jpgDès les premières décennies du XIXe siècle, tandis que commence la sauvegarde de la Cité que les autorités locales considèrent désormais comme un Monument historique, les Carcassonnais redécouvrent leur passé médiéval, tout particulièrement les épisodes liés à la présence du catharisme et aux événements de la Croisade contre les Albigeois. D’abord celui d’un public d’érudits et de notables, amateurs de trouvailles archéologiques et de documents anciens, ce goût pour le passé « cathare » carcassonnais tourne à l’engouement populaire en 1860 lors de la création au théâtre de Carcassonne, puis au Capitole de Toulouse deux ans plus tard, de l’opéra « Simon de Montfort devant Carcassonne » écrit et composé par les carcassonnais Louis Metge et Pierre Germain.

carcachateau.jpgDe la découverte quasi miraculeuse de la (fausse) dalle funéraire de Simon de Montfort à l’air « des hérétiques » repris tout le long de la seconde moitié du XIXe siècle par les carcassonnais à chaque grande occasion, Charles Peytavie, historien et médiateur culturel du Centre d’Études Cathares – René Nelli, vous propose de revivre le temps de sa conférence, le mercredi 12 décembre à 18 heures, Mairie de Carcassonne, salle Jean Cau, quelques-uns des épisodes marquants de ce feuilleton de la mémoire carcassonnaise.

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Rendez-vous du CEC – novembre 2007

Conférence au Centre d’Études Cathares René Nelli

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Le Centre d’Etudes Cathares René Nelli a le plaisir de vous convier à la conférence publique de Robert Vinas sur Le Livre des Faits du roi d’Aragon Jaume le Conquérant (1208-1276). Le récit autobiographique d’un prince du Midi. Cette conférence aura lieu le mercredi 28 novembre 2007 à 18h00 à la bibliothèque du CEC, 3e étage de la Maison des Mémoires, 53 rue de Verdun, Carcassonne (ville basse). Entrée libre et gratuite.

Les pays de l’ancienne couronne d’Aragon (Catalogne, Aragon, Baléares, Pays valencien) vont bientôt et tout naturellement célébrer le huit centième anniversaire de la naissance du roi Jaume le Conquérant (1208-1276). Il ne faudrait pas que le Roussillon et Montpellier, sa ville natale, oublient qu’ils ont eux aussi, sous sa domination, fait partie d’un vaste espace méditerranéen qui s’étendait du Languedoc jusqu’aux portes de Murcie. L’une des contributions roussillonnaises à l’évocation de cette mémoire un peu estompée au nord des Pyrénées sera donc la parution, prévue pour cette fin novembre 2007, de la traduction intégrale en français du Livre des Faits de Jaume le Conquérant. Car s’il constitue l’un des textes fondateurs de la langue catalane, cet ouvrage est aussi essentiel à d’autres titres.Il s’agit d’abord du récit autobiographique d’un souverain chrétien, ce qui constitue une exception au Moyen Age. Lorsque ce souverain affiche la forte personnalité de Jaume, son pragmatisme, son sens des situations et son humour, le récit devient rapidement passionnant, car il met en scène avec brio et sans illusions la grandeur tout autant que les petitesses de la comédie humaine.

 

(suite…)

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